22/3/2022
3
MIN DE LECTURE

Le vin vivant

Clémence Bénard
Ingénieure filières agricoles

Partager l'article

Avec le retour des beaux jours, vous prendrez bien un verre de rosé régénératif ?

Le printemps pointe le bout de son nez et nous, ça nous donne bien envie de reprendre les apéros (si on les avait jamais arrêtés). Mais saviez-vous que dans votre verre de vin se cache un super pouvoir, celui de favoriser une agriculture avec un impact positif sur le vivant ?

Chez Omie, on a décidé de travailler avec le domaine de Bassac, vignoble qui s'inscrit dans une démarche d'agriculture régénérative. Plus que simplement réduire les impacts liés à des pratiques agricoles intensives, cette démarche vise à valoriser les services écosystémiques que peut dispenser la production viticole.
Les services écosystémiques, qu'est-ce que c'est ? Pour faire simple, ce sont des services rendus par la nature, qui nous permettent de vivre et de faire fonctionner nos sociétés. Nous nourrir, stocker du carbone, assurer la pollinisation... Tous ces services sont assurés par le vivant !

Au travers de nos actes de consommation, nous pouvons avoir un impact direct sur ce vivant, et en prendre soin. 
Voici quelles démarches vous valorisez quand vous achetez un vin issu d'un domaine en régénératif, comme celui d'Omie :

Comparatif vignoble conventionnel vs régénératif

Le domaine de Bassac, avec qui Omie travaille, est en effet très impliqué dans la protection de la biodiversité. En agriculture biologique depuis 1987, le domaine est passé sous le label Bee-Friendly en 2019, qui pousse le cahier des charges encore plus loin pour le respect des pollinisateurs. Des leviers naturels sont notamment actionnés dans cette démarche, comme l'utilisation de phéromones qui va perturber la reproduction des insectes ravageurs.

Mais l'agriculture du vivant, c'est aussi le respect des sols et de la biodiversité qui s'y trouve ! Protéger la biodiversité, en effet, ça ne se limite pas à protéger les oiseaux ou les abeilles. C'est aussi s'assurer que notre sol contient verres de terre, champignons, bactéries... autant d'êtres vivants indispensables au bon fonctionnement de ce dernier. Au domaine de Bassac, on a réduit le travail du sol et on laisse l'herbe se développer entre les rangs : ces pratiques vertueuses laissent à la vie du sol le champ libre pour se développer. Cela permet aussi au sol d'être mieux structuré, contrairement à un labour traditionnel qui va venir casser cette structure. Ces deux aspects sont essentiels dans une logique d'agriculture régénérative, car ils permettent entre autres d'optimiser la fertilité du sol, le stockage du carbone mais également de limiter l'érosion en gérant les flux d'eau. 

Quant à la fertilisation, ici aussi c'est le vivant qui est utilisé : les sols reçoivent de l'engrais organique d'origine animale et végétale. Cela permet de se passer d'engrais azoté minéral : c'est un point considérable pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre. La fertilisation azotée des cultures représente plus de 40% des émissions de gaz à effet de serre lié au secteur agricole français. 

Choisir un vin régénératif, c'est favoriser le vivant et redonner un sens à notre consommation !

Disclaimer : notre message ici n’est pas de cliver le monde agricole en deux. La transition agricole est menée par une grande diversité d’acteurs, et prend de multiples formes, notamment influencées par le contexte pédoclimatique et socio-économique de chaque agriculteur. Que cela soit en bio, en agriculture de conservation, en raisonné… chacune d’elles a son rôle à jouer. Nous encourageons cette dynamique de transition, pour avancer vers une agriculture toujours plus régénérative.